En Belgique, 9.400 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année. Environ 25% des femmes atteintes ont moins de 50 ans et plus de 75% en guérissent, tous stades de la maladie confondus.

Beaucoup de familles, d’amis ou de collègues connaissent au moins une femme dont l’estime de soi et la confiance sont blessés par cette pathologie et ses traitements parfois très mutilants.

Et pourtant, le cancer du sein se traite et se soigne de mieux en mieux.

Quel est l’enjeu de la guérison ? Comment reconstruire sa vie après une telle épreuve ? Cette course vers un des plus hauts sommets des Alpes constitue un symbole puissant de cette épreuve, de ses douleurs et de ses doutes, mais aussi et surtout de cette victoire sur la maladie.

Ce projet 10 femmes pour un 4.000 veut offrir à des femmes en rémission complète de la maladie et ayant terminé l’ensemble de leurs traitements, une merveilleuse opportunité de « relever la tête ». Accompagnées par une équipe de thérapeutes et encadrées par des professionnels de la haute montage, elle marcheront pour elles-mêmes, pour symboliser leur guérison, mais également au nom de toutes les femmes.

Outre cette aventure personnelle, ce projet veut également sensibiliser les professionnels de la santé et le grand public sur les enjeux humains, physiques et émotionnels de la rémission. Même si les traitements sont aujourd’hui nettement plus efficaces et confortables, la maladie n’en reste pas moins une épreuve à plus d’un titre, qu’il faut aussi pouvoir dépasser.

Enfin, ce projet permet également de tester la pertinence d’un programme de reconditionnement physique, dans le cadre de la préparation de cet exploit. Toutes les études s’accordent sur l’utilité d’une activité sportive pour améliorer la qualité de vie après les traitements et lors de la reprise d’une vie active. Le programme européen Sport et Citoyenneté va plus loin et recommande la pratique régulière d’un sport pour réduire à la fois le risque de développer un cancer du sein mais également celui d’une récidive de la maladie.

Ce projet s’inscrit parfaitement dans un mouvement qui touche plus largement toutes les femmes de l’Union Européenne.